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RÉFORME
Rendez-vous Bundesplatz
RESET

On peut véritablement parler de « RESET » à propos de la Réforme qui, voici 500 ans, a gagné toute l’Europe, Suisse incluse. 

Pleins feux !
Bienvenue à la 7e édition de Rendez-vous Bundesplatz !


Ce parvis en gneiss de Vals sert d’écrin au Palais fédéral dont la façade sera placée, cette année, durant six semaines, sous le signe du 500e anniversaire de la Réforme.

Reset (réinitialisation), tel est le titre de la scénographie 2017 : on ne pouvait pas trouver mieux ! Accordez-vous ces trente minutes pour découvrir, sur la façade du Palais fédéral, comment ont commencé les Temps Modernes. Pour une histoire tout en suspense. Avec, au premier plan, les trois figures incontournables de la Réforme : Luther, Zwingli et Calvin.

Vibrez au fil du récit, sur les murs du Parlement, de cet événement majeur dans l’histoire du monde.

Starlight Events
Brigitte Roux
Productrice et organisatrice de Rendez-vous Bundesplatz

Chères spectatrices et chers spectateurs,

On peut véritablement parler de « RESET » à propos de la Réforme qui, voici 500 ans, a gagné toute l’Europe, Suisse incluse. Les réformateurs voulaient « réinitialiser » le système, autrement dit rompre avec l’ordre établi, qui, selon eux, arrivait en bout de course et aliénait l’être humain. Avec la Réforme, c’est l’idée même de liberté et partant, l’individualité de l’être humain qui ont été révélées et affirmées. Dès lors, ces idées novatrices et leur rapide diffusion ont favorisé le développement de la société moderne et de l’Etat tel que nous le connaissons aujourd’hui. Dans le cadre de Rendez-vous Bundesplatz, c’est dans cet esprit qu’est mise en lumière l’histoire de la Réforme, sans pour autant occulter ses parts d’ombres. Cette lumière qui traverse les ténèbres pour venir frapper une façade si chargée d’histoire symbolise la liberté durement conquise. Aujourd’hui partie intégrante de l’ADN de la Suisse, et que tout citoyen fait sienne – c’est cette liberté qu’il convient de préserver, de respecter et de garantir.

Gottfried Locher
Président du Conseil de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse

RESET : le spectacle 2017

Nous sommes à la charnière des XVe et XVIe siècles. Le monde est en effervescence, c’est l’entrée dans la modernité. Il est question de nouveaux mondes, de nouveaux moyens de communication, de nouvelles idées. L’Amérique est découverte. Grâce à Gutenberg, l’imprimerie se diffuse et les humanistes placent l’homme au centre de leur réflexion.

Mais de terribles pestes s’abattent toujours en vagues meurtrières sur les populations, tuant impitoyablement tous les jours, toutes les heures, tout à coup. Difficile d’imaginer combien l’angoisse d’une mort soudaine a dû alors être immense. Seuls  les dons, les pèlerinages et l’achat de lettres d’indulgence sont en mesure de combattre la fureur de Dieu, calmer la terreur du Jugement dernier et des tourments de l’enfer, qu’attisent avec ferveur des prêtres et des prêcheurs de peur. Les affaires de l’Eglise sont florissantes.

Et voilà qu’il y a juste 500 ans, ce 31 octobre 1517, Martin Luther prend un marteau pour placarder, sur la porte de l’église du château de Wittenberg, ses 95 thèses où il dénonce notamment le commerce des indulgences. Peut-être. Ou peut-être pas. Sans être attesté historiquement, cet épisode est malgré tout considéré comme le point de départ retentissant de la Réforme. Ce qui est sûr cependant, c’est que ce jour-là, Luther a adressé des copies de ses 95 thèses à plusieurs dignitaires de l’Eglise dont deux évêques. C’est alors que tout s’est enchaîné.

Ainsi avec Zwingli qui incarne pour les Suisses ce que Luther fut pour les Allemands. Huldrych Zwingli, alors à 35 ans prêtre séculier de l’église de Grossmünster à Zurich, est atteint, comme bien d’autres, par une épidémie de peste. Il en réchappera mais près d’un quart des sept mille habitants de Zurich vont en mourir. A Zurich, c’est la fameuse « affaire des saucisses » qui marque le début de la Réforme : autrement dit un repas organisé dans la maison de l’imprimeur Christoph Froschauer, l’éditeur de la traduction de la Bible par Zwingli, et ce, de manière ostensible, le moment choisi étant une pure provocation : nous sommes en effet en plein Carême. Du coup, Zwingli publie son premier manifeste réformateur. Avec pour conséquence le début de controverses violentes avec l’évêque de Constance : il s’agit là de la Première Dispute.

Alors que le centre de la Confédération helvétique reste fidèle au catholicisme, Zurich, Berne, Bâle et Schaffhouse adoptent alors la nouvelle confession. Pour la première fois, la Réforme creuse un fossé entre la ville et la campagne. Et la guerre va éclater entre cantons protestants et cantons catholiques. La première des guerres de Kappel s’achève pacifiquement par le célèbre épisode dit « de la soupe au lait ». En revanche, la seconde guerre est sanglante et coûtera la vie à Zwingli.

Rien ne se déroule non plus sereinement à Genève où Jean Calvin impose sa Réforme d’une main de fer. De tous les réformateurs, c’est lui qui connaîtra le plus grand succès international. Il fait de Genève « la Rome protestante ».